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8 idées pour une rentrée au top

8 idées pour une rentrée au top !

Rentrée scolaire : quelques réflexions pour trouver du sens dans sa pratique éducative 

Et si on arrêtait de faire rimer rentrée avec corvée ! La rentrée scolaire est l’occasion idéale pour tenter de nouvelles choses, mettre en place des innovations pédagogiques. Pour des élèves heureux soyez heureux ! Voici quelques résolutions qui ont embelli la pratique d’une maîtresse heureuse. Elle partage le témoignage de ses réflexions. Attention, le bonheur est contagieux ! 

Une classe belle et accueillante

Et si vous débutiez l’année en vous transformant en Marie Kondo, la reine du rangement ? Malheureusement dans les écoles, comme dans les entreprises, la beauté est souvent négligée au profit de la fonctionnalité. Les meubles sont choisis pour leur solidité et les affichages pour leur utilité. 

N’avez-vous pas ce sentiment d’être étouffé dans cet environnement froid et technique ? La classe est ce lieu où vous allez vivre près de 180 jours cette année avec vos élèves, pourquoi ne pas en faire un lieu de vie accueillant et agréable ?

Faites le tri et enlever le mobilier qui vous semble inutile ou trop encombrant. Débarrassez-vous du matériel superflu qui ne correspond pas à la nouvelle ambiance que vous voulez donner à votre classe. Vous aurez ainsi plus d’espace et de sérénité.

Une classe en fleurs

Après le tri vient la décoration. Vous-même et les élèves devez vous sentir bien dans la classe. Il n’est plus à prouver les bienfaits des plantes et d’une jolie décoration sur le bien-être, sur le moral.

Comme si vous receviez des amis pour déjeuner, soignez les détails : un cadre en bois avec de belles images, des coussins cosys, et sur les tables des bouquets de fleurs, témoins de la vulnérabilité, de la beauté et de la diversité de la nature.

Et vous verrez, les élèves voudront apporter leurs propres bouquets pour remplacer ceux qui fanent. La beauté d’un lieu participe à son ambiance, à son attractivité. Un environnement rangé, épuré et décoré inspire de la tranquillité.

Exit la négativité

Nous associons souvent ce qui est précieux à ce qui est rare ou cher. Pourtant, si nous regardons avec attention, les choses les plus précieuses pour notre vie sont celles qui sont soit ordinaires, soit gratuites. L’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, la poignée de main d’un bon ami, le sourire de notre enfant, sont toutes des choses ordinaires et pourtant si précieuses. 

Nous avons également une tendance naturelle à nous fixer sur les informations négatives. En focalisant la fenêtre de notre perception sur les points noirs, nous assombrissons considérablement tout le paysage que nous percevons. Inversons la tendance et cultivons la gratitude ! Lorsque quelque chose de précieux nous est offert, la joie s’élève dans notre cœur. 

Les détectives de la gentillesse

Les enfants, comme les adultes, ont cette tendance à se focaliser sur le négatif. N’avez-vous pas remarqué que la plupart du temps, vos élèves viennent vous voir pour se plaindre ? : « un tel m’a fait ceci, une telle m’a fait cela… ».

Pour renverser cette tendance, appliquer la pratique des « détectives de la gentillesse ». Elle consiste à se remémorer ensemble des choses positives que les autres ont fait pour nous ou pour quelqu’un d’autre : « Amélie m’a aidé à faire mes lacets », « Kévin m’a prêté son crayon », « Colin a relevé Medhi lorsqu’il est tombé du vélo ».

Cette activité toute simple qui ne prend que quelques minutes, nous permet de déplacer notre attention des actions désagréables vers les actions agréables, elle permet également de ressentir de la reconnaissance envers ses camarades et suscite l’envie d’accomplir soi-même des actions positives. 

La réussite se partage

Les détectives de la gentillesse n’amènent pas uniquement la gratitude en classe mais aussi le partage de la réussite des autres : « j’ai vu Lisa qui a fini le grand puzzle de l’Afrique »; « J’ai vu Thomas compter jusqu’à 100 ». Quelle joie !

Dans notre société, tout nous pousse à avoir envie d’être le meilleur, quitte à écraser les autres si c’est nécessaire, nous laissant penser que leur échec fait notre réussite. Dans ce système compétitif, tout le monde souffre, le premier qui lutte pour garder sa place et les autres pour la lui prendre. 

Or il y a une grande sagesse à comprendre que la réussite des autres contribue aussi à notre propre réussite. En n’insinuant pas que seule la première place est valable, nous économisons toute l’énergie que nous dépensons à lutter pour l’avoir. Nous pouvons alors utiliser cette énergie pour recevoir ce que les autres ont à partager avec nous et donner ce que nous avons à partager avec eux.

La force des différences

Comment respecter la singularité de chacun ? 

Il était une fois une petite fille boiteuse qui vivait à l’époque des Néandertaliens. Un jour qu’elle se plaignait de son handicap, le chaman lui dit : « les Esprits ont voulu que tu boites, Yéga. Mais c’est un signe qui prendra sens un jour. » En effet, la petite fille qui ne pouvait pas courir, apprivoise un poulain qui, devenu adulte, la fait galoper sur son dos, devenant ainsi le premier humain à monter sur un cheval. 

Si certaines différences sont très visibles et impossibles à gommer (comme une jambe trop courte), la plupart d’entre elles sont ténues et ont tendance à s’effacer dans le moule de l’éducation normalisante. Or, comme pour Yéga, elles sont peut-être la racine de notre talent.

Une révolution pédagogique

Mettre en œuvre une pédagogie alternative comme Montessori par exemple peut être déstabilisant et il est possible d’avoir des doutes sur son application concrète. Toutefois, elle représente une manière de respecter la singularité des enfants. Elle peut même inspirer de nouvelles méthodes éducatives innovantes

Cette révolution peut demander beaucoup de lâcher prise et susciter des questionnements sur la gestion des émotions parfois très fortes qu’engendre la vie au contact d’enfants. N’oubliez pas la bienveillance envers vous-même, si tout ne se passe pas comme vous le souhaitez dès les débuts. 

La lampe du bonheur 

Dans son livre Un prof heureux peut changer le monde, Thich Nhat Hanh disait : « si vous êtes joyeux, heureux et présent, vous allumerez la lampe du bonheur ». 

Les milieux éducatifs sont de plus en plus stressants. Entre les pressions hiérarchiques, les injonctions de la société, les difficultés sociales et économiques des familles qui se répercutent sur les enfants, les actualités bouleversantes, les enseignants font face à des situations qui sont particulièrement pénibles à vivre et tout cela sans beaucoup de reconnaissance. 

Nous avons tous croisé des profs épuisés, prêts à tout lâcher. Il est indispensable de trouver des ressources pour cultiver sa propre joie, panser les blessures quotidiennes, trouver de l’indulgence, les remercier de se lever chaque jour pour faire ce métier parfois si difficile et pourtant si indispensable. 

L’un des plus grands défis en tant qu’enseignant mais aussi en tant qu’être humain est le chemin vers soi-même. Un chemin d’acceptation et de gratitude qui va prendre sans doute bien plus de temps qu’un premier trimestre mais que l’on peut déjà commencer… 

Retrouvez plus d’articles dédiés au slow education et aux réflexions estivales dans le numéro #3 du magazine Innovation en Éducation.

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