7ème Congrès
Innovation en Éducation

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Yveline Héront éduquer ou accompagner

Etre éducateur(trice) ou devenir parent ne va pas de soi. Il est certain qu’une formation professionnelle apporte des bases de savoirs divers et variés non négligeables sur le jeune enfant. Mais est-ce que cela suffit pour accompagner l’enfant à devenir qui il est vraiment ? Pour devenir parent il n’y a pas de formation. Ça s’apprend au jour le jour dans une rencontre permanente avec l’enfant. Il vient révéler peu à peu le parent en nous, malgré nous. Dans ces deux cas, que l’on en ait conscience ou non, cette relation avec le petit va venir faire écho à notre propre histoire, au vécu de cet enfant qui continue à vivre en nous et à se manifester subtilement, hors de notre volonté, et la remettre en scène.

Ce sera au détriment de l’enfant qui va se mouler dans ce que nous allons projeter sur lui, tenter de répondre à nos attentes, même non exprimées, dans l’espoir d’être aimé, reconnu, protégé, valorisé. Nous pouvons pourtant faire le choix d’aller à la rencontre de cet enfant en acceptant de ne pas savoir ce qui est le mieux pour lui, afin de le laisser nous le montrer, et nous permettre de le lui offrir. Oser cet espace de la rencontre dans l’instant en mettant de côté nos croyances et nos projections, c’est se donner la possibilité de s’accueillir l’un et l’autre dans l’authenticité du cœur, de partager notre humanité et de se laisser surprendre. C’est permettre à l’Etre de l’un et de l’autre de se révéler, juste en étant qui nous sommes. Lui dans cet être en devenir qui ne demande qu’à s’épanouir ; nous, éducateur ou parent, dans la découverte et l’émerveillement permanent du vivant qui nous porte et nous grandit constamment.

 

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Notre culture du rapport de force, c’est ce rapport de domination avec l’enfant dont nous sommes très imprégnés en France : on veut que notre enfant fasse ce qu’on lui demande « parce que c’est nous l’adulte ». Et s’il ne le fait pas, on va se mettre très en colère car « il ne nous respecte pas », ou parce qu’il fait « un caprice