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La transmission des émotions




Le témoignage d’Hélène :

“Je suis la maman de Mathis, 8 ans. Mon quotidien est assez classique. Le matin je l’accompagne à l’école, puis je file au travail. Après 8h de travail dans un bureau, au sein d’une atmosphère souvent stressante, je rentre chez moi le soir. Il est vrai que j’ai du mal à couper complètement après mon travail. Si la tension a été trop forte tout au long de la journée, je vais avoir tendance à être irritable, moins patiente ou susceptible une fois à la maison. Pour Mathis, je fais en sorte de prendre sur moi et de ne pas lui montrer mon anxiété, mon impatience. Cependant, j’ai remarqué que les jours où je passais des journées plus pénibles au travail, Mathis était excité ou bien énervé, impatient lui aussi le soir.” Hélène, 32 ans.

Le témoignage d’Hélène est très intéressant. En effet, d’après elle, elle “cache” ses émotions négatives au contact de son enfant afin de ne pas lui en faire pâtir. Cependant, elle se rend compte que lorsqu’elle ressent ces émotions négatives, le comportement de son fils change, de manière négative, lui aussi.

Se pourrait-il que les émotions, positives ou négatives, soient plus malines qu’on ne le croit ? Se pourrait-il que les émotions arrivent à franchir la barrière du masque que l’on tente pourtant avec effort de forger ?

Nous sommes tous, plus ou moins hermétique à ce que les autres nous transmettent. Notre “carapace”, notre sensibilité sont variables d’un individu à un autre. Concernant les enfants, leur sensibilité est souvent très importante. Ils ont, sans le savoir, une capacité à ressentir les émotions de l’autre de manière très prononcée. Pourtant, ils n’ont pas obligatoirement la capacité de discerner ces émotions et de pouvoir les gérer.

Que doit donc faire le parent ?

Il est important que chaque personne se sente bien avec lui-même, parent ou pas. Le fait d’être parent n’exclut pas la nécessité première de prendre soin de soi, c’est d’ailleurs primordial. Beaucoup se sentent coupable de s’occuper de soi. Les enfants doivent passer au premier plan, au risque d’être un mauvais parent. Il est pourtant essentiel de comprendre que nous ne pouvons prendre soin des autres, qui plus est de ses enfants, si nous n’avons pas en amont pris soin de nous.

D’autant que comme nous l’avons vu avec l’exemple d’Hélène, l’enfant ressent ce que nous ressentons. C’est bien souvent une “éponge” émotionnelle.

Alors prenez soin de vous, et vous prendrez soin de vos enfants.

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